Trek Kalaw-lac Inle

Pour nous rendre à Kalaw, petite ville située à 3h de route dans les hauteurs environnantes, nous expérimentons les transports locaux : tuk-tuk puis mini-bus surchargé de birmans. Il faut savoir qu’ici, lorsqu’il semble ne plus avoir de place dans le véhicule, et bien non, il en reste toujours ! Si l’on ne peut plus s’installer à l’intérieur, ce sera sur le toit ! Trajet folklorique au milieu des nids de poules, mais très enrichissant grâce à nos quelques échanges avec un ou deux locaux. L’un d’eux nous proposera même de goûter les fraises qu’il venait d’acheter ! Encore un bon exemple de cette gentillesse qui semble caractériser les birmans.

Une fois arrivés à destination, nous prospectons les différentes agences proposant des treks avec guide entre Kalaw et le lac Inle. Nous jetterons notre dévolu sur la petite agence de “l’oncle Sam”, qui nous propose un périple avec guide birman anglophone, de 3 jours et 2 nuits au sein d’un plus petit groupe que chez certaines autres agences. Nous tenions absolument à éviter de randonner en troupeaux de 10 à 12 personne, ce qui est malheureusement assez fréquent pour ce trek, somme toute assez connu.

Le lendemain matin vers 8h, nous retrouvons donc notre jeune guide birmane Shelly ainsi que Mathew et Kate, un jeune couple britannique très sympathique, qui se joindra à nous pour les 3 prochains jours.

Pour le premier jour, nous traversons des paysages vallonnés, entre forêts quasi tropicales et vallées dans lesquelles des fermiers birmans cultivent riz, thé vert, citronnelle, piment, ail et coriandre. Il fait chaud mais la marche est agréable et entrecoupée de quelques pauses bienvenues. Le tout passe plutôt vite grâce aux discussions enrichissantes avec notre guide et nos deux compagnons anglais. Nous profiterons d’un très beau panorama sur les vallées et montagnes surmontées de Stuppas étincelant au soleil, durant notre déjeuner dans une petite gargote tenue par des indiens. Nous poursuivons 3 heures durant, au milieu des rizières et des nombreux buffles qu’utilisent les birmans dans leurs tâches agricoles quotidiennes. Nous ferons également étape à une petite station ferroviaire où différentes ethnies viennent vendre leurs productions locales.
Pour ce premier jour de marche nous aurons parcouru près de 20km avant d’atteindre le premier village étape de notre trek.img_1547img_1539img_1540img_1545img_1543img_1544img_1541img_1530img_1534img_1531

Première nuit dans ce petit village isolé, plutôt pauvre mais accueillant, dans une grande maison traditionnelle en bois et nattes tressées. Nous mangeons et dormons dans la grande pièce de vie commune située à l’étage, après avoir fait un tour dans le monastère de moines boudhistes, attenant au village.img_1538img_1536img_1535

Instant bouddhisme : La vie des birmans est rythmée par leur foi bouddhiste. Les nombreux monastères de Birmanie, vivent grâce à la générosité des habitants des villages aux alentours. Ceux-ci se relaient par groupes de familles pour confectionner les repas des moines.
Notre guide nous a ainsi appris que certains enfants issus de familles pauvres, sont confiés aux monastères afin d’accéder à une meilleure éducation, alimentation et santé. Ceux-ci seront éduqués selon les principes boudhistes, en vue de devenir moine, s’ils le souhaitent. En effet, tout jeune moine a le droit de choisir vers ses 15 ou 16 ans, de poursuivre dans cette voie ou de retourner à la vie civile. Dans les faits, la plupart choisissent de devenir moines à part entière. Ils peuvent malgré tout, renoncer à tout moment à leurs voeux et quitter le monastère. Ce qui, là encore, ne se produit que très rarement.

De plus, tous les jeunes garçons birmans de 6 ou 7 ans doivent passer 7 jours au minimum dans un monastère. Il s’agit d’un passage important et obligatoire pour tout enfant birman élevé selon la foi bouddhiste. Ce qui explique alors le nombre important de très jeunes moines que nous croisons depuis le début de notre périple en Birmanie !

Les filles aussi peuvent choisir de devenir soeurs bouddhistes. Elle se distinguent des moines par le port d’une toge de couleur rose au lieu du rouge sombre habituel. Mais comme les hommes, elles se doivent de se raser la tête. Ce qui, selon notre guide, rends la décision de devenir moine encore plus difficile pour une fille que pour un garçon !

Après une nuit un peu difficile : nos dos n’étant pas trop habitués a dormir sur une simple natte, ainsi que le froid intense qui nous a saisi durant la nuit ; nous redémarrons notre marche pour notre 2ème jour de trek.

Au programme : montée des hautes collines sous les belles lueurs du petit matin. Les rizières apparaissent sous un tout nouveau jour, entre couleurs vertes, jaunes et ocre.
Nous traversons successivement un village de la même ethnie que notre guide, puis une petite ville de taille plus importante où nous nous arrêterons déjeuner. S’en suivent quelques heures de marche entre champs et rizières. Puis, après une courte pause au bord d’une rivière, nous arrivons enfin dans le 2ème village étape de notre trek. Nous aurons parcouru ce jour là environs 23 km.img_1533img_1532

img_1549Nous logeons chez une gentille famille birmane avec leurs trois jeunes filles dont la plus jeune n’a que 2 ans. Nous partageons quelques agréables moments à jouer avec les plus jeunes avant de nous endormir après un bon repas préparé par notre guide. Sans oublier une bonne partie de carte avec nos amis anglais ! La nuit sera moins fraiche et plus reposante que la précédente !img_1524img_1525img_1523

Vers 7h30 le lendemain, nous entamons la dernière portion de notre randonnée. Nous parcourons cette fois-ci, une campagne plus sèche et moins variée que les deux jours précédents. Nous avons l’occasion de croiser de jeunes birmans pratiquant le “Chinlon”, sport de balle très populaire en Asie du sud-est. Il se joue avec une balle en rotin tressé d’environ 11 cm de diamètre que les joueurs se passent successivement au pied, en cherchant à la maintenir le plus longtemps possible en l’air. Il ne nous reste qu’à tenter de les imiter la prochaine fois !img_1548

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Après 4h30 de marche, nous achevons notre trek au niveau d’un village proche du lac Inle. Et enfin, après un déjeuner rapide, nous embarquons pour 1h de pirogue à moteur pour remonter le lac vers la ville de Nyaungshwe, point final de ce trek de 3 jours.

Nous aurons ainsi parcouru au total un peu moins de 60 km sur trois jours, au milieu de la campagne birmane. Une très belle expérience, en particulier grâce à nos étapes chez les familles birmanes locales, qui nous aurons permis de découvrir d’un peu plus près leur vie ainsi que les différentes ethnies qui peuplent cette belle région.

William.

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4 thoughts on “Trek Kalaw-lac Inle

  1. Quel dépaysement!!!
    La vie semble s’être arrêtée,comme si la civilisation n’avait pas encore eu de prise sur leur mode de vie.
    Quelle joie de vivre sur leurs visages!
    Quelle harmonie!
    Espérons que le tourisme de masse ne vienne pas tout gâché.

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  2. Beau projet qui vous a permis un contact avec la population rurale et de leur mode vie auquel vous apportez une certaine ouverture et de petits revenus

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